Notre histoire


Avant que de devenir une association, ce collectif était organisé autour d’un séminaire, comiquement appelé “Phénoménal”. Depuis 2024, nous y travaillons la phénoménologie dans sa visée clinique, et dans ses rapports avec les approches contemporaines. Ce premier temps, était né du désir de quelques étudiants et praticiens de disposer d’un espace d’échange clinique adjacent à ceux proposés par l’université, ainsi que de celui de pouvoir penser l’actualité des métiers de la psychiatrie, entendue au sens large.

Attirant la première année des étudiants de psychologie de différents courants, le séminaire s’est vu accueillir beaucoup d’autres profils par la suite. Les sujets abordés y ont été nombreux : le psychologisme, la science, la psychothérapie institutionnelle, l’altérité, le temps et l’espace, la présence, l’art…

Les auteurs aussi se sont faits nombreux : Husserl, Fink, Heidegger, Deese, Lyotard, Merleau-Ponty, Sartre, Maldiney, Oury, Tosquelles, Schotte, Szondi, Binswanger et bien d’autres…

Cela dit, ce qui resta essentiel, constant, fut la clinique, ces rencontres qui nous traversent, nous percutent, nous ouvrent à de nouvelles pensées, à de nouveaux horizons… Toutes les séances du séminaire ont visé à se placer sur l’axe de la transversalité, chacun participant selon son bon vouloir, dans un libre échange dégagé de toute figure hiérarchique, et donc en marge de l’enseignement formel. Ce fut un espace de réflexion pour quelques étudiants, peu nombreux au début, puis plus nombreux par la suite. Il y eu même des séances où seuls deux personnes se trouvaient là (cela donna un fameux tableau, incompréhensible mais vivant) ! Certains ne sont venus qu’une fois, d’autres, une fois venus n’ont plus jamais manqué une rencontre. Au-delà de celles que nous travaillons, racontons, il y a celles qui se sont faites au sein même du séminaire, qui fut aussi un espace ayant permis ces rapprochements.

L’accent étant mis sur la liberté de penser, la liberté de dire des sottises et de pouvoir les penser à plusieurs. Quelques praticiens, philosophes, et d’autres auront pu venir enrichir ces rencontres. Nous avons à l’occasion pu publier le contenu de ces séminaires, et les articles de plusieurs étudiants et professionnels.

Ces publications prennent par ailleurs une nouvelle portée aujourd’hui avec l’établissement des “Cahiers de l’APC” qui regroupent annuellement des sommes cliniques et réflexives sur les thèmes que se donne l’association.

C’est la nécessité d’ouvrir à un public plus large et, par la même occasion, de se détacher de tout autre structure organisationnelle pouvant avoir un regard sur cette liberté que nous défendons, qui a déterminé la création de l’Association de Partage Clinique : dont les activités se sont élargies par rapport au séminaire inaugural.

Nous proposons, collectivement, des espaces de travail, de formation, de discussion, … (séminaires, colloque, cahiers, cours libres, …).

Cette nouvelle étape, s’inscrivant dans une dimension résolument collective, entend poursuivre cet acte de mise en pensée des pratiques, et du contexte contemporain où elles s’inscrivent. Ces espaces sont devenus en eux-mêmes des lieux de résistance contre la disparition de l’humain au sein même des soins.

Cour intérieure de l'Université Catholique de Lille, lieu du séminaire Phénoménal.